Vincennes Tourisme

Site officiel du tourisme à Vincennes
>> Professionnels du tourisme

Personnages illustres

Bookmark and Share

L'histoire du château de Vincennes est riche de nombreux personnages : des rois qui ont fait Vincennes aux prisonniers les plus célèbres, retrouvez ici les portraits de quelques-uns des plus illustres.

p-805

- Louis IX, dit Saint-Louis (1215-1270)

Saint Louis, roi de France de 1226 à 1270, règne tout d'abord sous la tutelle de sa mère, Blanche de Castille, qui affronte la rébellion des grands vassaux. En 1242, il triomphe d'une ligue de seigneurs du Midi et de l’Ouest, soutenus par Henri III d’Angleterre. Le Traité de Paris, en 1259, suspend le conflit franco-anglais. Dans son royaume, Louis IX ambitionne de faire régner l'ordre et la justice. Il entreprend une croisade en Egypte (1248) où il est fait prisonnier, et une autre vers Tunis où il meurt de la peste en 1270. Saint Louis est canonisé en 1297.
Ses séjours à Vincennes ont été popularisés par les mémoires de Joinville, l'un des plus fidèles compagnons du souverain, dans une Vie du Roi achevée en 1309 et où Louis IX est présenté rendant la justice sous un chêne de la forêt de Vincennes ; il est vraisemblable qu'il n'y avait pas un chêne particulier affecté à cet usage, mais plutôt un emplacement bien situé dans le Bois et proche de la résidence royale.

- Guillaume CRETIN (1460-1525)

Poète et chroniqueur, il fut trésorier de la Sainte-Chapelle de Vincennes. Il a sans doute inspiré Rabelais pour le personnage de Raminagrobis dans Pantagruel.

- Cardinal Jules MAZARIN (1602-1661)

908

A la mort de Richelieu, le cardinal Mazarin resta le principal ministre d’Anne d’Autriche régente (1643). A partir de 1654, il fit entreprendre d’importants travaux au château où il s'installa avec le jeune roi Louis XIV et la Cour en 1659. Il s’y éteignit le 9 mars 1661. La dépouille du cardinal Mazarin reposa dans la Sainte-Chapelle jusqu’en 1684, date à laquelle elle est transférée à Paris dans la chapelle du Collège des Quatre-Nations, futur Institut de France.


- Louis LE VAU (1614-1670)

873

Cet architecte français est l’un des maîtres du classicisme naissant. Louis le Vau entreprend la construction de nombreux châteaux (Vaux-le-Vicomte, Versailles…), le réaménagement du château de Vincennes (mission qui lui est confiée par le cardinal Mazarin) et la réalisation d’hôtels particuliers qui lui vaudront sa nomination aux titres de premier architecte, d'intendant et d'ordonnateur des bâtiments royaux en 1654. Au cours de sa carrière, Louis Le Vau sera amené à travailler, dans le cadre de différents chantiers, avec ses « complices » Charles Le Brun (peintre et décorateur) et André Le Nôtre (jardinier), chargés notamment de transformer en château le modeste pavillon de chasse de Louis XIII à Versailles.


- Nicolas FOUQUET, vicomte de Vaux, marquis de Belle-Isle (1615-1680)

p-808

Surintendant général des finances en 1653, il amoncèle une fortune considérable, encourage les arts et les lettres et fait construire (sur les plan de l’architecte Louis Le Vau) le splendide château de Vaux où il reçoit, avec faste, le roi Louis XIV. Ce dernier, excédé par cette réussite et excité par Colbert, le fait arrêter, en 1661, le fait incarcérer, notamment à Vincennes et à la Bastille, avant de le condamner à la prison à vie (1664).

- Louis II de Bourbon, prince de CONDE dit le Grand Condé (1621-1686)

p-969

Il est le fils d’Henri II (1588-1646 - arrêté en plein Conseil de Régence en 1616, il resta trois ans en prison à Vincennes) et de Charlotte Marguerite de Montmorency (1594-1650).
A 22 ans, il remporte une victoire sur les Espagnols et les impériaux à Rocroi, puis à Fribourg, Nördlingen et Lens. Lors de la minorité de Louis XIV, Condé est du côté d'Anne d’Autriche et de Mazarin. Son sale caractère lasse vite toutes les bonnes volontés. Mazarin le fait emprisonner à Vincennes en 1650, mais devant la protestation générale, il le fait relâcher en 1651. A peine libéré, il devient chef de la Fronde des princes et passe aux Espagnols en 1653. Après la Paix des Pyrénées, en 1659, il se rallie à la France et sert Louis XIV.

- Denis DIDEROT (1713-1784)

p-810

Ecrivain et philosophe français, adepte du déisme puis du matérialisme, cette personnalité éminente de la «Société des Lumières» a foi dans le progrès. De 1747 à 1772, Diderot dirige L’Encyclopédie dans laquelle il rédige de nombreux articles. Auteur de bon nombre d’ouvrages, il est surtout connu pour ses romans La religieuse (1796), Jacques le fataliste (1796) et Le neveu de Rameau (composé entre 1761 et 1774), tous édités après sa mort. Denis Diderot fut interné au donjon de Vincennes en 1749.

- Honoré Gabriel Riqueti, comte de MIRABEAU (1749-1791)

p-804

Homme politique français. Son père le fait emprisonner plusieurs fois, notamment au Château de Vincennes, où il écrit ses lettres à Sophie (épouse du marquis Monnier, avec laquelle il s'était enfui en 1776). Elu député par le Tiers-Etat d'Aix en 1789, il s'impose à l'Assemblée nationale (dont il sera élu président en 1791) par son éloquence. Introduit à la cour, il reçoit du roi Louis XVI des subsides. Partisan d'une monarchie constitutionnelle, Mirabeau tente de concilier ses théories avec les principes révolutionnaires. Accusé de trahison, il meut brusquement, avant le démêlage de son 'double jeu'.

- Général Pierre DAUMESNIL (1776-1832)

p-866

Ayant embrassé la carrière militaire dès ses 15 ans, et participé à toutes les campagnes napoléoniennes, il perdit une jambe à Wagram en 1809. Baron de l'Empire en 1808, général de brigade en 1812, nommé Gouverneur du Château la même année, il s'interposa devant les coalisés qui voulurent s'en emparer en 1814, et à nouveau en 1815, où, encerclé, il rétorqua au général prussien Blücher : 'Rendez-moi ma jambe et je vous rendrai Vincennes'. Le blocus prit fin le 15 novembre 1815 ; mis à la retraite sous la Restauration, Daumesnil fut à nouveau Gouverneur du Château de 1830 à sa mort en 1832.

- Charles V le Sage (1337-1380)

899

Avant d'être roi de France, de 1364 à 1380, le jeune Charles, né à Vincennes, est régent durant la captivité de son père, Jean II le Bon, en Angleterre (1356-1360) et fait face à la révolte parisienne d'Etienne Marcel et à la Jacquerie. Il doit accepter le désastreux traité franco-anglais de Brétigny (1360). Aidé par du Guesclin, il participe à la reconquête de presque tous les territoires cédés aux Anglais, arrive à vaincre Charles le Mauvais, en 1364, et rejette vers l'Espagne les Grandes compagnies.

- Raymond du TEMPLE (13??-1404) 'Maître des œuvres royaux de maçonnerie'

Son nom et celui de Vincennes sont étroitement liés. Grand personnage du XIVe siècle, on connaît la place qu’il a occupée dans les projets royaux grâce, notamment, à Christine de Pisan qui parle de lui comme d’un « sage artiste, lequel de géométrie qui est l’art de mesurer et d’équerrer, compas et ligne ». Raymond du Temple est un proche du roi Charles V, et le choix de ce dernier, comme parrain de l’un de ses fils, en constitue la preuve.

- Philibert de LORME ou DELORME (1510-1570)

Il obtient la faveur du roi Henri II et est chargé de l’inspection des bâtiments royaux et de travaux de fortifications. Il joue un rôle important comme théoricien et contribue à modifier la fonction et le statut social de l’architecte.

- André LE NÔTRE (1613-1700)

p-807

Architecte et paysagiste français, André Le Nôtre devient Premier jardinier de Philippe d'Orléans, frère du Roi, en 1635. Il obtient, quelques années plus tard, le brevet de dessinateur des jardins royaux en 1643 et est nommé Premier jardinier du roi en 1645. L'architecte François Mansart lui passe de nombreuses commandes qui lui vaudront le titre de Contrôleur des bâtiments royaux, en 1653. Architecte des jardins du château de Vaux-le-Vicomte à la demande de Nicolas Fouquet, il rejoindra Le Vau et Le Brun à qui Louis XIV confiera la réalisation du château de Versailles. Le Nôtre est le créateur des Jardins à la française, jardins d’agrément composés de parterres alignés selon des figures géométriques et agrémentés de pièces d'eau, ouvrant sur de larges perspectives. Le Nôtre a également dessiné les plans des jardins du château de Vincennes, et de ceux de Chantilly et de Sceaux.

- Jean-François Paul de Gondi, cardinal de RETZ (1614-1679)

p-968

Homme politique et écrivain français. Il participe à la Fronde et brave Mazarin. Cardinal en 1652, enfermé à Vincennes puis à Nantes, le prélat s’évade en 1654. De Rome, il revient en France en 1661, est absous et reçoit l’abbaye de Saint-Denis. Dès 1665, il rédige de spirituels Mémoires (malheureusement inachevés et publiés après sa mort en 1717), chef-d’œuvre de la prose classique.

Charles LE BRUN (1619-1690)

p-809

Peintre français. Le chancelier Séguier envoie son jeune protégé à Rome, en 1643, afin de lui faire rencontrer de grands artistes européens. Son séjour, qui dure trois ans, lui permet d'étudier les sculpteurs classiques et la peinture ancienne et moderne. De retour à Paris, il accumule les commandes, notamment pour la réalisation de plafonds peints. Le surintendant des finances Fouquet lui confie la réalisation de sculptures et de tapisseries pour son château de Vaux-le-Vicomte. A la demande de Mazarin, il rejoint André le Nôtre et Louis Le Vau pour former la célèbre équipe chargée de transformer le pavillon de chasse de Louis XIII à Versailles en château. Nommé Premier peintre royal, il devient directeur de la Manufacture royale des Gobelins en 1663 et chancelier à vie de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Le Brun a collaboré également à la décoration des pavillons du château de Vincennes.

Donatien Alphonse François, marquis de SADE (1740-1814)

p-863

Cet écrivain français, surnommé le « divin marquis » et célèbre pour son goût prononcé pour la débauche, a passé trente années de sa vie en prison (dont cinq années dans le donjon de Vincennes) et meurt captif dans un hospice de Charenton. Dans Justine ou les malheurs de la vertu (1791), La philosophie dans le boudoir (1795), Les cent-vingt journées de Sodome (publiées seulement entre 1931 et 1935), il alterne scènes d’orgie et «dissertations morales».

Louis-Antoine Henri de Bourbon, duc d’ENGHIEN (1772-1804)

p-865 (1)

Fils unique de Louis Henri Joseph, prince de Condé et duc de Bourbon, et de Marie-Louise d’Orléans, il rejoint l’armée des Emigrés en 1789 et s’installe ensuite à Ettenheim (Bade). Bonaparte le soupçonne, à tort probablement, d’être de connivence avec Cadoudal et Pichegru dans le complot fomenté contre lui, le fait enlever dans la nuit du 15 au 16 mars 1804 et traduire en conseil de guerre. Le duc d'Enghien, le dernier des Condé, est alors fusillé à l'âge de 31 ans, foudroyé par seize balles tirées par seize gendarmes d'élite, le 20 mars à quatre heures du matin, dans les fossés du château de Vincennes. Le tombeau du duc d’Enghien est situé dans la Sainte-Chapelle et une colonne a été élevée sur le lieu même de la fusillade dans les fossés du château de Vincennes.

Alfred de VIGNY (1797-1863)

p-814

Pendant l’année 1819, un jeune officier d’infanterie se trouvait en garnison à Vincennes. Seize ans plus tard, cet ex-militaire, devenu poète et écrivain renommé, consacrait au château de Vincennes et aux souvenirs qu’il en avait gardés une partie d’un ouvrage. Il s’agit d’Alfred de Vigny et du livre deuxième de Servitude et grandeur militaire : La Veillée de Vincennes, roman dont le dénouement s’appuie sur le récit de l’explosion de la poudrière du château (17 août 1819) dont il fut témoin.